Adieu!

JEAN.

Quand le jeune homme eut terminé cette lettre, il la mit sous enveloppe, en y joignant la copie qu'il avait faite du testament de son père. Il ferma l'enveloppe et y apposa son cachet.

Puis il sonna son valet de chambre:

—Vous porterez cette lettre demain matin, dit-il.

Quand il se retrouva seul, seul, en face de son espoir adoré, qui n'était plus qu'une ombre, et de son avenir noir, il tomba à genoux:

—Seigneur, mon Dieu, s'écria-t-il, vous m'avez donné la force de me désespérer: donnez-moi celle de supporter ce désespoir!

Dieu l'exauça.

Jean aperçut les lettres qu'on lui avait apportées, et qu'il avait négligé de lire.

—Ah! tu te révoltes, cœur faible, dit-il. Je te dompterai par la fatigue et par le travail.