Et il s'enfonça dans son labeur, encore saignant des coups du combat terrible dont il était sorti vainqueur.

XVII

L ESPIONNE

Le dîner de M. Saincaize était des plus brillants. Quand les convives se trouvèrent réunis autour de la table du maître de la maison, il eût fallu être bien blasé sur les joies de ce monde pour ne pas admirer la réunion d'hommes distingués qui y avaient pris place.

En dehors des principaux chefs du parti légitimiste, quelques illustrations littéraires étaient présentes.

Mais celle qui attirait tous les regards était madame de Sergaz.

Elle rayonnait.

Sa toilette, fort simple, était une robe de velours noir uni, décolletée; sur ses épaules nues étincelait une rivière de diamants.

Tous les yeux étaient fixés sur elle, car l'empire de la beauté est et sera toujours irrésistible.

On eût dit que madame de Sergaz ne s'apercevait pas des hommages muets et de l'admiration des personnes qui l'entouraient. Elle restait froide et silencieuse comme une statue grecque impassible devant ses adorateurs.