Le juif voulait devenir une sorte de courrier vendéen entre Nantes et Paris. Il arriverait ainsi, nécessairement, à être reçu par la princesse, ou tout au moins à connaître sa retraite.

Le lecteur comprend maintenant pourquoi Deutz avait demandé un ordre d'arrestation en blanc à M. Maurice Duval. La visite au préfet de la Loire-Inférieure n'avait pas un autre but.

En effet, dès qu'il eut quitté la préfecture, Deutz se fit conduire par sa voiture à la place, et demanda à parler au chef de poste. Le capitaine Régis se présenta. Deutz lui montra son ordre d'arrestation.

—J'ai besoin de quatre hommes, dit-il, pour arrêter un brigand.

—Quatre hommes! c'est peu.

—Oh! non, c'est assez. Celui-là ne résistera pas.

—Mais il n'y a aucun nom sur votre mandat d'amener?

—N'est-ce que cela?

En parlant ainsi, Deutz prit une plume et écrivit en tête de l'ordre le nom de:

BERRYER.