—Pour aller où? lui demanda la Duchesse en le regardant fixement…
Pour me conduire où?
—Au château.
—Ah! bien; et de là à Blaye, sans doute?
Mademoiselle de Kersabiec s'avança alors vers le général et lui dit:
—Général, Son Altesse ne peut aller à pied.
—Oh! Madame, ne perdons pas de temps, je vous en supplie; le château étant à deux pas, jetez un manteau sur vos épaules, c'est tout ce qu'il faut.
—Allons, dit la Duchesse, puisqu'il répond de moi, il faut bien que je fasse un peu ce qu'il veut. Partons, mes amis.
A ces mots, elle prit le bras de Dermoncourt et sortit la première.
—Ah! général, lui dit-elle en jetant un dernier regard dans la mansarde et sur la plaque ouverte, si vous ne m'aviez pas fait une guerre ouverte à la saint Laurent, ce qui, par parenthèse, est indigne d'un brave soldat, ajouta-t-elle en riant, vous ne me tiendriez pas sous votre bras à l'heure qu'il est.
Lorsque Madame sortit de la maison, le préfet ouvrait la marche avec mademoiselle de Kersabiec; la duchesse et le général suivaient immédiatement.