—D'où souffrez-vous?

Deutz entendit un second qui disait:

—Pauvre diable!

—Oui, ajouta un troisième, il a l'air d'être très-bas… N'importe! j'aimerais encore mieux être dans sa peau que dans celle de ce c… de Deutz!

—Oh! que je le tienne jamais celui-là! grommela le premier, je l'écrase!…

Le traître poussa un rugissement et recommença à fuir…

Pendant trois jours Deutz resta enfermé chez lui. Il n'osait plus sortir: car il lui semblait qu'à chaque coin de rue il rencontrait un ennemi. Il appelait des ennemis ceux qui le méprisaient!

Pendant ces trois jours, il se fit un travail dans son esprit, travail latent, mais énergique. Le mariage était entré autrefois dans ses projets comme un moyen d'avenir: il le voulait riche, parce qu'il y voyait une revanche. N'était-ce pas ce sentiment vil qui l'avait poussé au crime?

Pour une nature complète comme celle-là, l'obstacle accroît le désir. Ah! on lui refusait mademoiselle Simons qui avait une fortune? Eh bien! il en épouserait une autre qui serait pauvre, mais aussi belle, plus belle peut-être!

Il était riche.