DANIEL.

Je dirais la vérité.

MONTJOIE, avec émotion.

Ah! Cependant les fautes sont personnelles, et parce qu'un individu est coupable, il ne s'ensuit pas que son fils soit un malhonnête homme.

DANIEL.

J'estime qu'en toutes circonstances, il faut être très soucieux de l'honneur de ses amis. N'est-ce pas votre avis, Édith?

MONTJOIE.

Alors, si vous étiez dans ma situation?

DANIEL.

Je n'hésiterais pas. Je crois qu'il faut toujours remplir son devoir sans regarder aux conséquences. D'ailleurs, si ce mariage est rompu, la faute n'en sera pas à vous. Le père de la jeune fille n'a qu'à pardonner à son futur gendre le crime qu'il n'a pas commis.