MALINES.
TOURELLE SUR LES BAILLES DE FER.

La vieille Maison échevinale, en meilleur état que le Palais de Charles-Quint, n'a pas autant d'importance; c'est cependant un bâtiment d'une assez jolie silhouette grâce à un arrangement de pignons, à la tourelle d'angle et au petit clocheton posé sur son toit.

Sur les Bailles de fer,—joli nom d'allure romantique,—qui commencent là, se voient quelques pignons du dix-septième siècle encadrant gentiment le marché. Ces Bailles de fer, large rue plutôt que place, conduisent au Grand Pont sur la Dyle, pont du treizième siècle, mais fort abîmé, dont les vieilles arches sombres tiennent à tout un quartier de vieilles constructions patinées à souhait.

En face, sur le Quai au sel, on trouve quelques-unes des plus curieuses parmi les maisons de Malines; la maison d'Adam et Eve a deux étages d'arcatures gothiques: celles de rez-de-chaussée encadrent les deux bas-reliefs qui ont fourni le nom à l'immeuble, la tentation d'Eve, puis Adam et Eve chassés du Paradis. D'après d'anciennes vues, la maison possédait jadis une belle tourelle d'angle disparue. A côté, autre pignon, de bois cette fois, très fouillé, avec sirènes à l'auvent et statuettes à chaque poteau d'encorbellement.

MALINES.—MAISON DU SAUMON.

Il s'en trouve un peu plus loin un autre non moins remarquable, en pierre, qui présente du haut en bas des encadrements de fenêtres fort compliqués, arcs trilobés, surbaissés, avec une jolie porte intacte comme sculptures et panneaux. Çà et là se montre quelque haute tourelle de briques, tourelle d'escalier sans doute, montant à une belle hauteur par-dessus les toits, ou surgissant dans des cours de maisons jadis importantes.