Que voir encore de Malines au hasard des petites rues? Le Palais de la Gouvernante, Marguerite de Parme, sert aujourd'hui de Palais de justice, c'est un bel édifice de noble architecture complètement restauré de nos jours. Un débris des remparts apparaît isolé parmi les arbres du boulevard, c'était la porte de Bruxelles, ouvrant entre deux fortes tours coiffées de bizarres poivrières, énormes et renflées en haut. Combien cela devait être plus joli avec l'avancée au-delà du fossé, comme le montrent les estampes d'autrefois.
Et les églises: Saint-Jean, belle tour, jolie petite rosace au portail, Sainte-Catherine, Notre-Dame d'Hanswyck, coupole basse du seizième siècle, Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle, plus intéressante, ces deux dernières s'arrangeant de façon très pittoresque parmi le fouillis des masures et des arbres au-dessus de la rivière.
Il n'y a pas un grand nombre de kilomètres entre Malines et Louvain, toutes les deux situées à une quinzaine de kilomètres de Bruxelles et aussi sur la même petite rivière, la capricieuse Dyle qui la traverse divisée en plusieurs bras enfermant des îlots de maisons, ou les blocs de grands bâtiments des brasseries.
Louvain, vieille cité qui eut aussi ses jours de grandeur et d'opulence, se trouve aujourd'hui, après une série de mauvaises chances et de malheurs, très au large dans l'enceinte à peu près circulaire tracée il y a cinq ou six siècles, qu'elle remplissait de ses rues populeuses, de ses maisons serrées. Maintenant la ville s'est comme recroquevillée sur elle-même, la campagne a refranchi l'ancienne ligne des remparts et reconquis bien du terrain, de rue en rue.
HOTEL DE VILLE DE LOUVAIN.
Cette résidence des anciens ducs de Brabant était pourtant, comme tant d'autres villes de métiers, importante avec ses puissantes et riches corporations du drap et de la toile, et de plus une ville d'Université depuis 1426.