MALINES.—ANCIEN PALAIS DE MARGUERITE D'AUTRICHE.

Le temps de prospérité des drapiers et tisserands est le quatorzième siècle: alors Louvain comptait deux cent mille âmes, plus que la plupart des capitales d'alors. Son Université au siècle suivant eut parfois huit mille étudiants répartis dans quarante-trois collèges. Aujourd'hui, temps de renaissance après une éclipse presque totale, elle en a deux mille.

MALINES.—PORTE DE BRUXELLES.

Au quinzième siècle, la draperie déclinait déjà; il fallut pour l'achever que le siècle suivant apportât avec lui tous les malheurs, la peste et la guerre. La peste s'acharna sur la malheureuse ville, elle tua cinquante mille habitants, dépeupla l'Université de ses élèves et finit par emporter tous les professeurs.

Ensuite les guerres de la Réforme survinrent, lesquelles détruisirent, suivant les historiens, trois mille trois cents maisons, ce qui faisait ressembler Louvain «moins à une ville qu'à une campagne ravagée». Actuellement, la ville remonte la pente, puisque de vingt-six mille habitants, en 1840, elle en compte maintenant plus de quarante mille.