BRUGES.—HOTEL DE VILLE ET CHAPELLE DU SAINT-SANG, VUS DU BEFFROI.

Bruges se développe, grandit et prospère jusqu'au quatorzième siècle, qui marque l'apogée de sa fortune. Alors, sur le Burg, il y avait le Palais du Comte, la maison des échevins ou l'Hôtel de ville, la chapelle du Saint-Sang. A côté, sur la Grande Place séparée par un canal, le grand bâtiment des Halles. Autour, dans la ville, des églises admirables, des monastères, des comptoirs de marchands de toutes les nations, c'est-à-dire des halles particulières à chacune de ces nations, quinze ou vingt grands édifices solides, faciles à défendre, pour loger commis et marchandises affluant de toutes les contrées d'Europe et d'Orient, une quantité de somptueux hôtels de noblesse ou de riche bourgeoisie, cent cinquante mille habitants, quatre-vingts corporations florissantes, pour le trafic ou la fabrication des draps, laines, cuirs, etc.

La première Bourse était fondée pour tous ces négociants, elle tirait son nom de la maison Van-der-Beursen, qui portait trois bourses dans ses armoiries.

Pour marquer sa grandeur et sa puissance, au milieu du treizième siècle, Bruges élève sur sa Grande Place le bâtiment des Halles que nous voyons aujourd'hui, et le Beffroi, symbole de la liberté communale et de l'union des bourgeois et artisans des métiers.

BRUGES.—LES PIGNONS DU FRANC ET ENTRÉE DU MARCHÉ AU POISSON.