La Crinoline.
Il est vrai que les jupes s'arrondissant en coupoles flottantes sur ces crinolines si décriées, et que tout l'ensemble de la toilette étaient ornés d'une façon lourde et gauche de petits détails mesquins appliqués sur de tristes étoffes, tandis que les paniers du XVIIIe siècle ont eu pour eux une ornementation plus artiste des jupes et des toilettes taillées dans les belles étoffes à ramages. Leurs exagérations et leurs ridicules avaient de la grâce, tandis que les jupes à crinoline ne rachetaient par rien leur gauche ballonnement. Un peu surfaites, les suprêmes élégances de l'Empire!
Avec ces crinolines boursouflées et envahissantes, que portent toutes les femmes du second Empire, on peut rappeler le talma, le burnous, manteau algérien assez coquet, les pince-taille en soie gros grain à manches pagodes,—oh! les manches pagodes! entonnoir disgracieux et incommode compliqué de dentelles ou d'effilés!
Il faut noter surtout les châles, le fameux cachemire de l'Inde et le grand châle tapis.
Le châle, dont on a si longtemps célébré l'élégance(?), n'a vraiment quelque grâce que lorsqu'il est petit, étroit presque comme une écharpe, et lorsqu'il est porté avec irrégularité et désinvolture. Que dire du grand châle posé sur les épaules comme sur un portemanteau et tombant droit en dissimulant la taille et la toilette de la femme, sinon qu'en réalité ce châle-manteau est un vilain vêtement et qu'il ne va tout au plus qu'aux fruitières endimanchées.
Chapeau second Empire.