[124] Pasquier ne dit pas pour quelle raison il a rejeté tant de pièces qui permettent aujourd'hui de faire la lumière sur les causes du meurtre. Il est vrai que rencontrant Victor Hugo, en février 1849, il lui dira, en parlant des procès de 1847: «Je n'y voyais déjà plus clair et j'étais obligé de me faire lire les pièces, d'avoir toujours derrière moi M. de la Chauvinière pour me tenir lieu de mes yeux que je n'avais plus. Oh! se faire lire. Vous ne savez pas comme cela est gênant. Rien ne se grave dans l'esprit.» (Victor Hugo. Choses vues, 277.)
[125] «Il est évident, dit la Démocratie pacifique, qu'on ne l'a gardée en prison que pour satisfaire les misérables rancunes d'une famille puissante.» D'autres l'engagent au silence. Comme on prétend qu'elle va publier ses mémoires, un poète lui dit:
Oui, l'on prétend que l'avide scandale
S'est, aux aguets, placé sur ton chemin.
Tu l'entendras de sa voix sépulcrale
Crier l'aumône et te tendre la main;
De ce forban repousse la présence,
Sa voix perfide a de vénals accords.
Ah! par pitié, respecte le silence,
Le pieux silence des morts!