Quand Votre Majesté lira cette lettre, je serai rendu dans ma capitale. Ma garde et une partie de mes vieux cadres sont en mouvement rétrograde sur Bayonne. Je voulois former mon camp de Boulogne qui auroit donné beaucoup d'inquiétude aux Anglais, mais les armemens de l'Autriche m'en ont empêché. J'avois réuni 20,000 hommes à Lyon pour les embarquer sur mon escadre de Toulon et menacer les Anglais de quelque expédition d'Égypte ou de Syrie qu'ils redoutent beaucoup; les armemens de l'Autriche m'en ont encore empêché. Je vais leur faire passer les Alpes et les faire entrer en Italie. J'ai des preuves certaines que l'Autriche a pris l'engagement de ne pas reconnaître le roi Joseph. Son chargé d'affaires a suivi les insurgés. Il a fui de Madrid et il est à Cadix. J'ai des preuves certaines que l'Autriche avoit promis de fournir 20,000 fusils aux insurgés. L'espérance de l'Angleterre étoit de soutenir les troubles de l'Espagne, de nous faire rompre avec la Turquie et de faire déclarer l'Autriche et avec la Suède de contre-balancer notre puissance. J'ai regret que Votre Majesté n'ait pas adopté à Erfurt des mesures énergiques contre l'Autriche. La paix avec l'Angleterre sera impossible, tant qu'il y aura la plus légère probabilité d'exciter des troubles sur le continent. Votre Majesté comprendra aisément que je n'attache aucune importance à la reconnoissance du roi Joseph par l'Autriche. J'en attache bien davantage à ce qu'elle désarme et fasse cesser l'état d'inquiétude où elle tient l'Europe. Je prévois que la guerre est inévitable, si Votre Majesté et moi ne tenons envers l'Autriche un langage ferme et décidé, et si nous n'arrachons son faible monarque du tourbillon d'intrigues anglaises où il est entraîné. Votre Majesté sait le peu de cas que je fais de ses forces et de ses armes. Qui les connoît mieux que Votre Majesté? Il n'en est pas moins vrai que l'Europe est en crise, et il n'y aura aucune espérance de paix avec l'Angleterre que cette crise ne soit passée. Si l'Autriche veut la paix, Votre Majesté et moi la garantissons; qu'elle désarme; qu'elle reconnoisse la Valachie, la Moldavie, la Finlande sous la domination de Votre Majesté, et qu'elle cesse de faire un obstacle aux intérêts de nos deux puissances. Si au contraire elle s'y oppose, qu'une démarche soit faite de concert par nos ambassadeurs, et qu'ils quittent à la fois. L'Empereur ne les laissera pas partir, et la paix sera rétablie. S'il est assez aveugle pour les laisser partir, que vous et moi prenions des arrangemens pour en finir avec une puissance qui, depuis quinze ans toujours vaincue, trouble toujours la tranquillité du continent et flatte en secret le penchant de l'Angleterre. Mon désir est sans aucun doute celui de Votre Majesté, c'est que l'Autriche soit heureuse, tranquille, qu'elle désarme et n'intervienne près de moi que par des moyens concilians et doux, et non par la force. Si cela est impossible, il faut la contraindre par les armes: c'est le chemin de la paix. Votre Majesté voit que je lui parle clairement. Des intelligences très directes me font connoître que l'Angleterre étoit déjà très alarmée de la marche de mes divisions sur Boulogne. L'Autriche lui a rendu un service essentiel en m'obligeant à la contremander. Votre Majesté est sans doute bien persuadée du principe qu'un seul nuage sur le continent empêchera les Anglais de faire la paix: or il ne doit pas y en avoir si nous sommes unis de coeur, d'intérêts et d'intentions; mais il faut de la confiance et une ferme volonté.
À Valladolid, ce 14 janvier 1809.
M. de Caulaincourt, je reçois à l'instant même votre lettre du 20 décembre. Je vous expédie de Ponthon, parce qu'il m'a paru qu'il étoit agréable à l'Empereur. L'Empereur peut l'employer comme il lui plaira et autant de tems qu'il voudra.--Nous sommes entrés le 9 à Lugo. Le duc de Dalmatie étoit le 9 à Betanzos, près de la Corogne. Les Anglais ont perdu près de la moitié de leur armée, 600 voitures de munitions et de bagages et 3 ou 4,000 prisonniers. Le corps de la Romana est entièrement détruit et dispersé. Vous pouvez croire exactement les bulletins, ils disent tout. Le Roi fait son entrée solennelle dans Madrid dans quatre jours. La nation est bien changée depuis deux mois; elle est lasse de tous ces mouvemens populaires et bien désireuse de voir un terme à tout ceci. Je vous ai fait connoître que du moment que l'on vouloit considérer le duc d'Oldenbourg comme étant de la famille impériale, il n'y avoit pas l'ombre de difficulté. Si l'Empereur lui donne le titre d'Altesse Impériale, tout est terminé; même à Paris il seroit traité comme tel. L'empereur de Russie peut faire ce qu'a fait l'empereur d'Autriche et ce que j'ai fait moi-même. Tous les membres d'une famille sont traités dans les cours étrangères de la même manière qu'ils sont traités dans leurs cours respectives. Ce principe détruit tout obstacle. Vous avez eu tort de faire la moindre difficulté là-dessus. Chacun est maître de faire pour sa famille les lois qu'il veut, et, du moment qu'elles sont faites à titre de famille, aucun ambassadeur ne peut se mettre de pair. Vous ne devez pas céder le pas au prince d'Oldenbourg, pas à son père, mais au beau-frère de l'empereur de Russie, s'il lui donne ce rang dans sa cour. Mais en voilà assez sur cet objet.--Quant à l'Autriche, ce qui arrive, je l'avois prévu. Si l'Empereur avoit voulu parler ferme à Erfurt, cela ne seroit pas arrivé. Elle avoit promis de fournir des armes aux insurgés, et déjà des convois étoient près de partir de Trieste. Elle a des engagemens secrets avec l'Angleterre et n'attend que l'affaire de la Porte pour se déclarer. L'Empereur peut compter là-dessus. La guerre est inévitable sur le continent si l'Empereur ne parle pas haut. L'Autriche tombera à nos genoux, si nous faisons une démarche ferme de concert, et menaçons de retirer nos ministres si l'on n'accorde pas ce que nous demandons. La reconnoissance du roi Joseph n'est rien par elle-même. Elle n'est importante que parce qu'un refus encourage l'Angleterre et fait présager des troubles sur le continent. Le désarmement de l'Autriche, voilà le principal. L'Autriche ne peut dire que cet armement soit un état militaire permanent. Elle n'a pas les moyens de le soutenir. Elle met l'Europe en crise; elle en payera les pots cassés.--Pour vous seul: quand vous lirez ceci, je serai à Paris. Je compte y être de retour le 20 de ce mois. Toute ma garde est réunie à Valladolid, et 2,000 de mes chasseurs à cheval sont à Vittoria. Je viens d'ordonner une levée de 80,000 hommes de la conscription de cette année. Je suis prêt à tout. Mais notre alliance ne peut maintenir la paix sur le continent qu'avec un ton décidé et une ferme résolution.--Quant aux affaires de Prusse, je ne sais de quoi vous me parlez. Le traité avec la Prusse est antérieur aux conférences d'Erfurt et on n'y a rien changé depuis. J'ai demandé que M. de Romanzoff restât à Paris jusqu'au 1er février. Je désire le voir à Paris, et nous verrons s'il convient de faire une nouvelle démarche. Les affaires ont été ici aussi bien qu'on pouvoit le désirer. J'avois manoeuvré de manière à enlever l'armée anglaise; deux accidens m'en ont empêché: 1° le passage du Puerto de Guadarrama qui est une montagne assez haute et tellement impraticable quand nous l'avons passée qu'elle a apporté deux jours de retard dans notre marche. J'ai été obligé de me mettre à la tête de l'infanterie pour la faire passer. L'artillerie n'est passée que dix-huit heures après. Nous avons trouvé des pluies et des boues qui nous ont encore retardés douze heures. Les Anglais n'ont échappé que d'une marche. Je doute que la moitié s'embarque; s'ils s'embarquent, ce sera sans chevaux, sans munitions, bien harassés, bien démoralisés, et surtout avec bien de la honte. Du moment que je serai à Paris, je vous écrirai. Sur ce, je prie Dieu, etc.
À Paris, ce 6 février 1809.
M. de Caulaincourt. Je reçois vos lettres des 15 et 17 janvier. Je vois avec peine que votre santé est altérée... Je crois que M. de Romanzoff reste encore ici quelques jours. Nous venons de recevoir des nouvelles d'Angleterre. Nous voulons voir s'il est possible d'en tirer quelque chose. M. de Romanzoff les envoye à l'Empereur.--Ma dernière conscription de 80,000 hommes sera toute sur pied avant quinze jours, de sorte que j'aurai en Allemagne autant de troupes qu'avant que j'en eusse retiré pour mon armée d'Espagne. En Italie, je vais y avoir une armée, la plus forte que j'y aye eue. Je vous ai mandé que la conduite de l'Autriche m'avoit empêché de former mes camps de Boulogne, de Brest et de Toulon. Ces trois camps eussent porté l'épouvante en Angleterre, parce que j'aurois menacé toutes ses colonies.--L'Autriche devient tous les jours de plus en plus bête, et je suis persuadé qu'il y aura impossibilité de faire du mal à l'Angleterre, sans obliger d'abord cette puissance à désarmer. Sur ce, je prie Dieu, etc.
Paris, le 23 février 1809.
M. de Caulaincourt, j'ai reçu vos lettres du 5 février. Les différentes lettres que vous avez reçues depuis mon arrivée à Paris vous auront fait connoître la position des choses. L'Angleterre a fait sa paix avec la Porte. C'est une suite des intelligences de l'Autriche avec l'Angleterre. La mission anglaise a été reçue en triomphe à Constantinople par l'internonce. L'Empereur sera aussi indigné que moi de cette violation de la neutralité et des égards que nous doit l'Autriche. Les armemens de cette puissance continuent de tous côtés. Mes troupes, qui marchoient sur Boulogne, sur Toulon et sur Brest, où avec une escadre elles devoient menacer l'Angleterre et ses colonies, viennent de rétrograder, et tout est en mouvement pour former un camp d'observation de 80,000 hommes à Strasbourg. Le duc de Rivoli commandera ce camp d'observation. Le général Oudinot s'est porté avec son corps à Augsbourg. Vous savez que ce corps est composé de 12,000 hommes des compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 4es bataillons; les quatre basses compagnies de ces bataillons sont en marche pour les rejoindre, ce qui portera ce corps avec la cavalerie à près de 40,000 hommes. J'ai requis les troupes de Mecklembourg-Schwerin pour garder la Poméranie suédoise, et j'ai ordonné la réunion de tous les corps de l'armée du Rhin, composée des anciens corps des maréchaux Davoust et Soult, formant 30 régimens d'infanterie. Toutes les troupes de la Confédération sont prêtes. Mon armée d'Italie est au grand complet. Ma conscription se lève ici avec la plus grande activité. Dans cette situation de choses, je puis entrer s'il le faut en Autriche au mois d'avril, avec des forces doubles nécessaires pour la soumettre. Néanmoins je n'en ferai rien que mon concert ne soit parfait avec la Russie; mais il est impossible de jamais songer à la paix avec l'Angleterre, si nous ne sommes point sûrs de l'Autriche. Si j'avois dans ce moment 80,000 hommes à Boulogne, 30,000 hommes à Flessingue, 30,000 hommes à Brest, 30,000 hommes à Toulon, comme je comptois le faire, l'Angleterre seroit dans la plus fâcheuse position.
J'ai à Flessingue, à Brest et à Toulon de grands moyens d'embarquement, et quoique ma marine soit inférieure à celle de l'Angleterre, elle n'est pas nulle. J'ai 60 vaisseaux armés dans mes rades et autant de frégates. Une de ces expéditions qui s'échapperoit pour les Indes ou pour la Jamaïque, ou deux escadres qui se réuniroient feroient le plus grand mal à l'Angleterre. Les ridicules armements de l'Autriche ont paralysé tous ces moyens. Voilà ce qu'il faut que vous vous étudiiez à bien faire sentir à l'Empereur, qu'un armement de l'Autriche est la même chose qu'un traité d'alliance qu'elle feroit avec l'Angleterre; il forme même une diversion plus importante que la guerre, parce que la guerre seroit bientôt finie; plus coûteuse, parce que l'Autriche en payeroit les frais; que je ne me refuse pas à attendre quelques mois, mais qu'il ne seroit pas juste que le résultat de mon alliance avec la Russie fût de paralyser mes moyens et de me tenir dans une situation ruineuse, pénible, et n'ayant aucun but. Qu'allègue l'Autriche? Qu'elle est ménacée? Mais l'étoit-elle davantage quand je tirois d'Allemagne la moitié de mes troupes pour les porter en Espagne, à 500 lieues d'elle, et que j'éloignois le reste de mon armée de la Silésie? Pour plaire à la Russie je me suis dessaisi de ces garants contre l'Autriche. Il est tems que cela finisse. Notre alliance devient méprisable aux yeux de l'Europe. Elle n'a pas l'avantage de lui procurer le bienfait de la tranquillité. Et les résultats que nous essuyons à Constantinople sont aussi déshonorants que contraires aux intérêts de nos peuples. Il faut donc que l'Autriche désarme réellement; que je puisse dans le courant de l'été faire rétrograder mes troupes; que j'aye la sécurité d'exposer 25 à 30,000 hommes sur la mer et même à des chances défavorables, sans craindre d'avoir au moment même une guerre continentale. Il faut que le désarmement de l'Autriche soit non simulé, mais réel. Il faut que l'Autriche rappelle son internonce de Constantinople et cesse ce commerce scandaleux qu'elle entretient avec l'Angleterre. À ces conditions, je ne demande pas mieux de garantir l'intégrité de l'Autriche contre la Russie et que la Russie la garantisse contre moi. Mais si ces moyens sont inutiles, il faut alors marcher contre elle, la désarmer, ou en séparer les trois couronnes sur la tête des trois princes de cette Maison, ou la laisser entière, mais de manière qu'elle ne puisse mettre sur pied que cent mille hommes, et, réduite à cet état, l'obliger à faire cause commune avec nous contre la Porte et contre l'Angleterre.--Mon escadre de Brest a mis à la voile; celles de Lorient et de Rochefort également, et j'aurai bientôt quelque événement maritime à vous annoncer. Si je n'eusse pas appris en Espagne les mouvemens de l'Autriche, et si mes troupes n'eussent pas été obligées de (un mot passé) de Metz et de Lyon, mes escadres seroient parties avec 20,000 hommes de débarquement.
À Paris, le 6 mars 1809.
M. de Caulaincourt, j'ai reçu votre lettre du 3 février. J'ai vu avec plaisir les détails que vous me donnez sur la présentation de M. de Schwartzenberg. Cette fameuse lettre à l'empereur d'Autriche dont on se plaint, M. de Romanzoff l'a entre les mains. Si vous ne la connoissez pas encore, vous pouvez lui en demander la communication. Quant aux propos que j'ai tenus à M. de Vincent, ils sont dans le même sens que ceux que j'ai tenus à M. de Metternich devant tout le corps diplomatique. L'Autriche auroit-elle cherché ses principes de conduite dans la fable du Loup et de l'Agneau? Il seroit curieux qu'elle m'apprît que je suis l'agneau, et qu'elle eût envie d'être le loup. Le Sr de Champagny vous a expédié un courrier qui vous porte sa conversation avec M. de Metternich. Vous aurez soin de montrer cette pièce à l'Empereur. Je vous envoye une lettre de Dresde qui vous fera connoître jusqu'à quel point on est alarmé à la Cour de Saxe; il en est de même à celle de Bavière.--Après la déclaration de M. de Metternich, j'ai dû faire marcher mes troupes qui étoient en route pour le camp de Boulogne, pour Brest et pour Toulon, mais que les mouvemens insensés de l'Autriche m'avoient obligé de faire arrêter sur la Saône et la Meurthe. Depuis cette déclaration tout est en mouvement sur tous les points de la France. Le 20 mars, le duc de Rivoli sera à Ulm avec 20 régimens d'infanterie, 10 régimens de cavalerie et 60 pièces de canon. Le général Oudinot, avec un corps double de celui qu'il avoit dans les campagnes précédentes, c'est-à-dire 18,000 hommes d'infanterie, 8,000 de cavalerie et 40 pièces de canon, est à Augsbourg. Le duc d'Auerstædt, avec 4 divisions d'infanterie formées de 20 régimens, une division composée de tous les régimens de cuirassiers, et 15 régimens de cavalerie légère, est à Bamberg, Bayreuth et Würtzbourg. Les troupes bavaroises forment 3 divisions qui campent à Munich, Straubingen et Landshut: cette année est de 40,000 hommes, et sera commandée par le duc de Dantzig. Les Wurtembergeois sont rassemblés à Neresheim; les troupes de Hesse-Darmstadt à Mergentheim; celles de Bade, au nombre de 6,000 hommes, sont à Pforzheim. L'armée saxonne, forte de 30,000 hommes, se réunit à Dresde. Le prince de Ponte-Corvo s'y porte avec des troupes de Saxe. Le roi de Westphalie commandera une réserve prête à se porter partout où cela sera nécessaire. Le prince Poniatowski commande les Polonais qui appuyent leur gauche à Varsovie et étendent leur droite jusque devant Cracovie. Dans peu de jours je fais partir de Paris 1,500 chevaux de ma garde, ainsi que 3,000 hommes d'infanterie. Tout le reste est en route. La tête a déjà passé Bordeaux. Mon année de Dalmatie campera sur les confins de la Croatie, ayant son quartier général à Zara, où elle a un camp retranché et des vivres pour une année. L'armée d'Italie, composée de 6 divisions d'infanterie française et de 2 divisions d'infanterie italienne, sera réunie à la fin de mars dans le Frioul. Elle approche de 100,000 combattans. Les Autrichiens s'apercevront que nous n'avons pas tous été tués sur le fameux champ de bataille de Roncevaux. Tout ce qui arrive de Vienne n'est que folie. Je compte que l'empereur Alexandre tiendra sa promesse et fera marcher ses armées. Alors, si l'Autriche veut en tâter, j'ai fort en idée que nous pourrons nous réunir à Vienne.--Le Sr de Champagny vous expédiera demain un courrier par lequel vous recevrez la note qui va être remise à M. de Metternich: elle vous fera connoître l'état de la question.--Les Anglais ont publié les pièces de la négociation et la lettre d'Erfurt. Tout cela est tronqué et falsifié; ce qui m'oblige à faire une communication au Sénat afin de rétablir le texte de toutes ces pièces.--Ayez le ton haut et ferme envers M. de Schwartzenberg. L'état actuel des choses ne peut durer. Je veux la paix avec l'Autriche, mais une paix solide et telle que j'ai droit de l'exiger après avoir sauvé trois fois l'indépendance de cette puissance.