A la même époque, le même éditeur mit en vente une traduction latine du Traité sur les fortifications des villes, châteaux et bourgs, qu'Albert Dürer avait publié en 1527, et qu'il avait dédié au roi de Hongrie, Ferdinand, frère de Charles-Quint.

L'ouvrage intitulé: Les quatre livres des proportions humaines, qui a été écrit en 1523, n'a été publié qu'après la mort d'Albert Dürer, par les soins de sa femme, qui n'a rien négligé pour en retirer un bon prix; il a aussi été traduit en latin par Camerarius, et en français par Loys Meygret, de Lyon. Nous ne dirons rien de cet ouvrage, puisqu'on peut le lire en français; il y en a un exemplaire à la Bibliothèque impériale. Outre les trois traités dont nous venons de parler, on conserve à la Bibliothèque de la Madeleine, à Breslau, un livre sur l'escrime qui doit être authentique. On sait combien Albert Dürer aimait tous les exercices du corps.

Un ouvrage sur les proportions du cheval, qu'on lui attribue, n'est pas de lui, si l'on en croit Camerarius, qui est digne de foi.

[2] Œuvres de Bernard Palissy, page 10 (édition Ruault,—1777); dans une note, on lit ceci: «En 1777, les pièces capitales se vendent jusqu'à 15 et 16 livres.» Que dirait donc l'auteur de la note, s'il savait que j'en ai vu vendre une, dernièrement, 1,200 francs?

[3] Jean.

[4] Célèbre imprimeur de Nuremberg.

[5] Celui-ci a survécu à Albert, et fut son héritier.

[6] Jean fut peintre du roi de Pologne.

[7] Né à Nuremberg en 1434, mort en 1519 dans sa ville natale. On l'appelle généralement le Pérugin du Raphaël de l'Allemagne. Lorsque Albert Dürer entra chez Michel Wohlgemuth, ce peintre illustrait la Chronique de Nuremberg, livre célèbre, qui fut imprimé, pour la première fois, en 1493, par le parrain d'Albert, Antoine Koberger.

[8] Cette maison ou plutôt cette cage n'est intéressante que parce qu'elle a été habitée par le célèbre artiste pendant la plus grande partie de sa vie, et qu'il y a composé presque tous ses chefs-d'œuvre.—Elle est située à l'extrémité de la rue Albert Dürer et porte le numéro 376. Les murs sont construits avec des soliveaux entre-croisés, dont les intervalles sont remplis par la maçonnerie; les fenêtres sont nombreuses et larges; elle est coiffée d'un énorme toit rouge percé d'une grande quantité de lucarnes longues et basses comme ses voisines, dont elle n'a pas l'air de chercher à se distinguer.