[19] La mère de Dürer faisait cuire des œufs et Hans les peignait. Cette coutume existe encore aujourd'hui à Nuremberg et à Prague. Ces œufs, qui sont artistement peints, amusent toujours les petits enfants et même les grandes personnes.

[20] Le premier dimanche après Pâques.

[21] La première partie de cette lettre est écrite un peu en italien de cuisine, un peu en espagnol, un peu en portugais et beaucoup en patois indéchiffrable.—Pirkeimer, qui était un homme fort instruit, a dû rire beaucoup en la recevant.—Voici le texte original, original est le mot.

«Grandissimo primo homo de mondo, woster servitor ell schiavo Alberto Dürer disi salus suo magnifico miser Willibaldo Pircamer my fede el aldy Wolentiri cum grando pisir woster sanita et grando honor el my maraweio como ell possibile star uno homo cosi wu contra thanto sapientissimo Tirasibuly milites non altro modo nysy una gracia de dio quando my leser woster littera de questi strania fysa de catza my habe thanto pawra et para my uno grando kosa.»

[22] Pirkeimer avait envoyé à son ami un dessin un peu intime, en effet.

[23] Il parle de sa femme.

[24] Eucharis Karll, prieur des Augustins.

[25] Les quelques premiers mots de cette phrase sont écrits en italien, un peu moins indéchiffrable que celui que l'on trouve au commencement de la lettre précédente.

[26] A l'époque dont parle Albert Dürer, Pirkeimer fit partie de l'ambassade qui fut envoyée au conseil de la Confédération souabe par la ville de Nuremberg. L'histoire de cette négociation est conservée dans les archives de Nuremberg sous ce titre: Conventions conclues entre le margrave Frédéric de Brandenbourg et l'ambassade de Nuremberg, etc., 1506, in-folio.

[27] Leonardo Loredano, doge de Venise de 1500 à 1521.