[28] Antonio Suriano.

[29] Agnès Frey, fille d'Hans Frey de Nuremberg, épousa Albert Dürer en 1494. Le journal de Dürer prouve qu'il n'avait pas laissé à Nuremberg son avare et querelleuse femme, comme l'ont prétendu jusqu'ici ses biographes, entre autres J. Sandrart, qui l'écrit en toutes lettres dans le deuxième volume de l'Académie allemande, page 225 (imprimé à Nuremberg en 1675). Du reste, Albert Dürer, dans son journal, ne dit pas un mot du caractère de sa femme. Il résulte aussi de ce document qu'en 1520 il se rendit pour la première fois dans les Pays-Bas. Il n'avait donc pas visité précédemment ce pays avec l'empereur Maximilien I, comme Quadens le prétend à tort dans les Fastes de la nation allemande, page 428. S'il est vrai qu'Albert Dürer alla dans les Pays-Bas pour fuir des chagrins domestiques, malheureusement trop réels, il faut que ce voyage nouveau ait eu lieu en 1523 ou en 1524 seulement.

[30] Georges III, sacré en 1505, mort en 1522, protecteur des arts. Albert Dürer a fait son portrait.

[31] Suite de 20 estampes. Hauteur, 11 pouces; largeur, 7 pouces 9 lignes. Voir Bartsch, le Peintre-Graveur, D. VII, no 76-95.

[32] L'Apocalypse de saint Jean, 15 estampes. Hauteur, 14 pouces 6 lignes; largeur, 10 pouces 3 à 6 lignes. Voir Bartsch, le Peintre-Graveur, 60-75. Cette œuvre gigantesque est digne de l'homme de génie qui l'a exécutée, et digne du livre étrange qui l'a inspirée.

[33] Le florin d'or valait 8 fr. 60 de notre monnaie d'aujourd'hui.

[34] Hans Wolfgang Ratzheimer vivait à Bamberg, de 1492 à 1527.

[35] Albus, ou pfennig blanc, monnaie d'argent mise en circulation vers 1360. Sous l'empereur Charles IV, elle avait surtout cours dans l'électorat de Cologne et dans la Hesse-Cassel; elle valait 9 pfennigs. On n'en trouve plus que dans les cabinets des numismates.

[36] Le fils du sellier, l'élève du père d'Albert Dürer.

[37] On sait que du temps d'Albert Dürer, cette ville était appelée Antorff par les Allemands.