—Montez donc, dit Maurice. Les deux femmes passèrent. Quant à Maurice, il sauta les quatre ou cinq marches qui lui restaient à descendre, et s'avança rapidement dans la cour.
—Qu'y a-t-il donc, dit-il aux gardes nationaux, et qui cause ce bruit? On entend des cris d'enfant jusque dans l'antichambre des prisonnières.
—Il y a, dit Simon, qui, habitué aux manières des municipaux, crut, en apercevant Maurice, qu'il lui arrivait du renfort; il y a que c'est ce traître, cet aristocrate, ce ci-devant qui m'empêche de rosser Capet.
Et il montra du poing Lorin.
—Oui, mordieu! je l'en empêche, dit Lorin en dégainant, et, si tu m'appelles encore une fois ci-devant, aristocrate ou traître, je te passe mon sabre au travers du corps.
—Une menace! s'écria Simon. À la garde! à la garde!
—C'est moi qui suis la garde, dit Lorin; ne m'appelle donc pas, car, si je vais à toi, je t'extermine.
—À moi, citoyen municipal, à moi! s'écria Simon, sérieusement menacé cette fois par Lorin.
—Le sergent a raison, dit froidement le municipal que Simon appelait à son aide; tu déshonores la nation; lâche, tu bats un enfant.
—Et pourquoi le bat-il, comprends-tu, Maurice? parce que l'enfant ne veut pas chanter Madame Veto, parce que le fils ne veut pas insulter sa mère.