—Oui; mais, en tout cas, reprit Dixmer en affectant de sourire, ces raisons ne sont point celles que vous m'avez écrites. Celles que vous m'avez écrites ne sont qu'un prétexte.
Maurice réfléchit un instant.
—Écoutez, Dixmer, dit-il, nous vivons dans une époque où le doute émis dans une lettre peut et doit vous tourmenter, je le comprends; il ne serait donc point d'un homme d'honneur de vous laisser sous le poids d'une pareille inquiétude. Oui, Dixmer, les raisons que je vous ai données n'étaient qu'un prétexte.
Cet aveu, qui aurait dû éclaircir le front du commerçant, sembla au contraire l'assombrir.
—Mais enfin, le véritable motif? dit Dixmer.
—Je ne puis vous le dire, répliqua Maurice; et cependant, si vous le connaissiez, vous l'approuveriez, j'en suis sûr. Dixmer le pressa.
—Vous le voulez absolument? dit Maurice.
—Oui, répondit Dixmer.
—Eh bien, répondit Maurice, qui éprouvait un certain soulagement à se rapprocher de la vérité, voici ce que c'est: vous avez une femme jeune et belle, et la chasteté, cependant bien connue, de cette femme jeune et belle, n'a pu faire que mes visites chez vous n'aient été mal interprétées.
Dixmer pâlit légèrement.