—Aucune. Monsieur le duc du Maine et monsieur le comte de Toulouse étaient convoqués pour le conseil de régence qui devait se tenir ce matin avant le lit de justice. À six heures et demie ils étaient tous deux aux Tuileries, ainsi que madame du Maine, qui, pour se tenir plus près des nouvelles, est venue s'installer dans ses appartements de la surintendance.

—Sait-on ce qu'est devenu le prince de Cellamare? demanda d'Harmental.

—On l'a acheminé sur Orléans, dans une voiture à quatre chevaux, accompagné d'un gentilhomme de la chambre du roi et escorté de douze chevau-légers.

—Et on n'a rien appris du papier saisi par Dubois dans les cendres? demanda Brigaud.

—Rien.

—Que pense madame du Maine?

—Qu'il se brasse quelque chose contre les princes légitimés, et qu'on va profiter de tout ceci pour leur enlever encore quelques-uns de leurs privilèges. Aussi ce matin elle a vertement chapitré son mari, qui lui a promis de tenir ferme; mais elle n'y compte pas.

—Et monsieur de Toulouse?

—Nous l'avons vu hier soir, mais vous le savez mon cher abbé, il n'y a rien à en faire avec sa modestie ou plutôt son humilité. Il trouve toujours qu'on fait trop pour eux, et il est sans cesse prêt à abandonner au régent ce qu'il lui demande.

—À propos, le roi?