—En personne.

—Eh bien! c'est à lui justement que j'ai affaire, et je ne demandais la Normande que pour avoir l'adresse du capitaine.

—Alors, tout va bien, répondit la présidente.

—Ayez donc la bonté de le faire demander.

—Oh! il ne descendra pas, quand ce serait le régent lui-même qui aurait à lui parler. Si vous voulez le voir, il faut monter.

—Et où cela?

—À la chambre n° 2, celle où vous avez soupé l'autre soir avec le baron de Valef. Oh! quand il a de l'argent, rien n'est trop bon pour lui. C'est un homme qui n'est que capitaine, mais qui a un cœur de roi.

—De mieux en mieux! dit d'Harmental en montant l'escalier sans que le souvenir de la mésaventure qui lui était arrivée dans cette chambre eût le pouvoir de détourner sa pensée de la nouvelle direction qu'elle avait prise; un cœur de roi, ma chère présidente! c'est justement ce qu'il me faut.

Quand d'Harmental n'aurait pas connu la chambre en question, il n'aurait pas pu se tromper, car, arrivé sur le premier palier, il entendit la voix du brave capitaine qui lui eût servi de guide.

—Allons, mes petits amours, disait-il, le troisième et dernier couplet, et de l'ensemble à la reprise. Puis il entonna d'une magnifique voix de basse: