—Espère; je vais travailler à te sauver.
Et il arpenta vigoureusement dans le sens de la route que suivait Cagliostro.
Celui-ci s'était arrêté en tout état de cause; il n'avait plus besoin d'aller chercher Beausire, puisque Beausire revenait. Il lui était expédient d'attendre Beausire, si quelquefois celui-ci faisait courir après lui.
Cagliostro attendait donc depuis une demi-heure au tournant de la route, quand il vit arriver pâle, essoufflé, demi-mort, le malheureux amant d'Oliva.
Beausire, à l'aspect du carrosse arrêté, poussa le cri de joie du naufragé qui touche une planche.
—Qu'y a-t-il, mon enfant? dit le comte en l'aidant à monter près de lui.
Beausire raconta toute sa lamentable histoire, que Cagliostro écouta en silence.
—Elle est perdue, lui dit-il ensuite.
—Comment cela? s'écria Beausire.
Cagliostro lui raconta ce qu'il ne savait pas, l'intrigue de la rue Saint-Claude et celle de Versailles.