— Qu’y a-t-il encore? dit Fouquet.

— Vous remarquerez, monsieur, dit humblement l’abbé, que je n’ai rien demandé pour moi.

— C’est délicat, monsieur, répliqua Fouquet; aussi, comme vous voyez, j’attends.

— Et je ne demande rien; oh! non... Ce n’est pas faute pourtant de chômer... je vous en réponds.

Le ministre réfléchit un moment.

— Douze cents pistoles au tailleur d’habits, dit-il; ce sont bien des habits, ce me semble?

— J’entretiens cent hommes! dit fièrement l’abbé; c’est une charge, je crois.

— Pourquoi cent hommes? dit Fouquet; est-ce que vous êtes un Richelieu ou un Mazarin pour avoir cent hommes de garde? À quoi vous servent ces cent hommes? Parlez, dites!

— Vous me le demandez? s’écria l’abbé Fouquet; ah! comment pouvez vous faire une question pareille, pourquoi j’entretiens cent hommes? Ah!

— Mais oui, je vous fais cette question. Qu’avez-vous à faire de cent hommes? Répondez!