— Et moi, dit l’abbé, à la fenêtre, je ne vois pas mon cher d’Eymeris, qui me doit onze cents livres de notre dernier brelan.
— Loret, continua Fouquet en marchant sombre et incliné, vous ne toucherez plus la pension de Lyodot; et vous, l’abbé, vous ne toucherez jamais vos onze cents livres d’Eymeris, car l’un et l’autre vont mourir.
— Mourir? s’écria l’assemblée, arrêtée malgré elle dans son jeu de scène par le mot terrible.
— Remettez-vous, messieurs, dit Fouquet, car on nous épie peut-être... J’ai dit: mourir.
— Mourir! répéta Pellisson, ces hommes que j’ai vus, il n’y a pas six jours, pleins de santé, de gaieté, d’avenir. Qu’est-ce donc que l’homme, bon Dieu! pour qu’une maladie le jette en bas tout d’un coup?
— Ce n’est pas la maladie, dit Fouquet.
— Alors, il y a du remède, dit Loret.
— Aucun remède. MM. de Lyodot et d’Eymeris sont à la veille de leur dernier jour.
— De quoi ces messieurs meurent-ils, alors? s’écria un officier.
— Demandez à celui qui les tue, répliqua Fouquet.