Il remercia seulement la fortune de ce qu’elle faisait pour lui en adressant un petit salut à la jeune fille qui avait été choisie comme mandataire de la rapide déesse.
Puis, recevant des mains d’Anne d’Autriche, au milieu des murmures de convoitise de toute l’assemblée, l’écrin qui renfermait les bracelets:
— Ils sont donc réellement beaux, ces bracelets? dit-il.
— Regardez-les, dit Anne d’Autriche, et jugez-en vous-même.
Le roi les regarda.
— Oui, dit-il, et voilà, en effet, un admirable médaillon. Quel fini.
— Quel fini! répéta Madame.
La reine Marie-Thérèse vit facilement et du premier coup d’œil que le roi ne lui offrirait pas les bracelets; mais, comme il ne paraissait pas non plus songer le moins du monde à les offrir à Madame, elle se tint pour satisfaite, ou à peu près.
Le roi s’assit.
Les plus familiers parmi les courtisans vinrent successivement admirer de près la merveille, qui bientôt, avec la permission du roi, passa de main en main.