— Je n’en doute pas; mais que dis-tu de son raisonnement?
— Monsieur, je le trouve parfait d’une part, mais stupide de l’autre.
— Devise, Planchet, devise.
— Eh bien! monsieur, en effet, mieux vaut être assis que debout, c’est constant surtout lorsqu’on est fatigué. Dans certaines circonstances — et Planchet sourit d’un air coquin — mieux vaut être couché qu’assis. Mais, quant à la dernière proposition: mieux vaut être mort que couché, je déclare que je la trouve absurde; que ma préférence incontestable est pour le lit, et que, si vous n’êtes point de mon avis, c’est que, comme j’ai l’honneur de vous le dire, vous vous ennuyez à crever.
— Planchet, tu connais M. La Fontaine?
— Le pharmacien du coin de la rue Saint-Médéric?
— Non, le fabuliste.
— Ah! maître corbeau?
— Justement; eh bien! je suis comme son lièvre.
— Il a donc un lièvre aussi?