Mais d’Artagnan était là, et partout, lorsque d’Artagnan avait commandé, les choses n’avaient fini que selon son goût et son désir.

On s’embrassa. Trüchen, rendue à elle-même par la magnificence du baron, se sentit à sa place, et n’offrit qu’un front timide et rougissant au grand seigneur avec lequel elle se familiarisait si bien la veille.

Planchet lui-même fut pénétré d’humilité.

En veine de générosité, le baron Porthos aurait volontiers vidé ses poches dans les mains de la cuisinière et de Célestin.

Mais d’Artagnan l’arrêta.

— À mon tour, dit-il.

Et il donna une pistole à la femme et deux à l’homme.

Ce furent des bénédictions à réjouir le cœur d’Harpagon et à le rendre prodigue.

D’Artagnan se fit conduire par Planchet jusqu’au château et introduisit Porthos dans son appartement de capitaine, où il pénétra sans avoir été aperçu de ceux qu’il redoutait de rencontrer.

Chapitre CXLVII — La présentation de Porthos