— Pardon, reprit Anne d’Autriche, c’est mon affaire, à moi. Et je comprends fort bien, poursuivit-elle en adressant à Madame un regard d’intelligence, je comprends pourquoi Madame m’a dit ce qu’elle vient de me dire.

— Vous, ce qui émane de vous, madame, dit la princesse anglaise, sort de la bouche de la Sagesse.

— En renvoyant cette fille dans son pays, dit Marie-Thérèse avec douceur, on lui ferait une pension.

— Sur ma cassette! s’écria vivement Madame.

— Non, non, madame, interrompit Anne d’Autriche, pas d’éclat, s’il vous plaît. Le roi n’aime pas qu’on fasse parler mal des dames. Que tout ceci, s’il vous plaît, s’achève en famille.

— Madame, vous aurez l’obligeance de faire mander ici cette fille.

— Vous, ma fille, vous serez assez bonne pour rentrer un moment chez vous.

Les prières de la vieille reine étaient des ordres. Marie-Thérèse se leva pour rentrer dans son appartement, et Madame pour faire appeler La Vallière par un page.

Chapitre CLXIII — Première querelle

La Vallière entra chez la reine mère, sans se douter le moins du monde qu’il se fût tramé contre elle un complot dangereux.