— Mais, reprit-il, comment M. de Buckingham vous envoie-t-il près de moi, et comment y venez-vous vous-même? M. de Buckingham vous aime, et vous l’aimez...

— Non, répondit gravement Mary, non! M. de Buckingham ne m’aime point, puisqu’il aime Mme la duchesse d’Orléans; et, quant à moi, je n’ai aucun amour pour le duc.

Raoul regarda la jeune femme avec étonnement.

— Êtes-vous l’ami de M. de Buckingham, vicomte? demanda-t-elle.

— M. le duc me fait l’honneur de m’appeler son ami, depuis que nous nous sommes vus en France.

— Vous êtes de simples connaissances, alors?

— Non, car M. le duc de Buckingham est l’ami très intime d’un gentilhomme que j’aime comme un frère.

— De M. le comte de Guiche.

— Oui, mademoiselle.

— Lequel aime Mme la duchesse d’Orléans?