— Tenez, mon cher monsieur Vanel, dit-il, je vais vous expliquer la situation.
Vanel frémit.
— Vous êtes un galant homme, continua Fouquet, et comme moi, vous comprendrez.
Vanel chancela.
— Je voulais vendre hier.
— Monseigneur avait fait plus que de vouloir vendre, monseigneur avait vendu.
— Eh bien, soit! mais aujourd’hui, je vous demande comme une faveur de me rendre la parole que vous aviez reçue de moi.
— Cette parole, je l’ai reçue, dit Vanel, comme un inflexible écho.
— Je le sais. Voilà pourquoi je vous supplie, monsieur Vanel, entendez vous? je vous supplie de me la rendre...
Fouquet s’arrêta. Ce mot: je vous supplie, dont il ne voyait pas l’effet immédiat, ce mot venait de lui déchirer la gorge au passage.