— Cette trappe? s’écria Raoul avec surprise, car les mots de d’Artagnan commençaient à lui revenir en mémoire, et il se souvenait que d’Artagnan avait vaguement prononcé ce mot.
Et Raoul chercha des yeux, mais inutilement, une fente qui indiquât une ouverture ou un anneau qui aidât à soulever une portion quelconque du plancher.
— Ah! c’est vrai! dit en riant Madame Henriette j’oubliais le ressort caché: la quatrième feuille du parquet; appuyer sur l’endroit où le bois fait un nœud. Voilà l’instruction. Appuyez vous-même, vicomte, appuyez, c’est ici.
Raoul, pâle comme un mort, appuya le pouce sur l’endroit indiqué et, en effet, à l’instant même, le ressort joua et la trappe se souleva d’elle-même.
— C’est très ingénieux, dit la princesse, et l’on voit que l’architecte a prévu que ce serait une petite main qui aurait à utiliser ce ressort: voyez comme cette trappe s’ouvre toute seule?
— Un escalier! s’écria Raoul.
— Oui, et très élégant même, dit Madame Henriette. Voyez, vicomte, cet escalier a une rampe destinée à garantir des chutes les délicates personnes qui se hasarderaient à le descendre, ce qui fait que je m’y risque. Allons, suivez-moi, vicomte, suivez-moi.
— Mais, avant de vous suivre, madame, où conduit cet escalier?
— Ah! c’est vrai, j’oubliais de vous le dire.
— J’écoute, madame, dit Raoul respirant à peine.