Alexandre Dumas
LE VICOMTE DE BRAGELONNE
TOME IV

(1848 — 1850)

Table des matières

[Alexandre Dumas]
[Table des matières]
[Chapitre CXCVII — Roi et noblesse]
[Chapitre CXCVIII — Suite d’orage]
[Chapitre CXCIX — Heu! miser!]
[Chapitre CC — Blessures sur blessures]
[Chapitre CCI — Ce qu’avait deviné Raoul]
[Chapitre CCII — Trois convives étonnés de souper ensemble]
[Chapitre CCIII — Ce qui se passait au Louvre pendant le souper de la Bastille]
[Chapitre CCIV — Rivaux politiques]
[Chapitre CCV — Où Porthos est convaincu sans avoir compris]
[Chapitre CCVI — La société de M. de Baisemeaux]
[Chapitre CCVII — Prisonnier]
[Chapitre CCVIII — Comment Mouston avait engraissé sans en prévenir Porthos, et des désagréments qui en étaient résultés pour ce digne gentilhomme]
[Chapitre CCIX — Ce que c’était que messire Jean Percerin]
[Chapitre CCX — Les échantillons]
[Chapitre CCXI — Où Molière prit peut-être sa première idée du Bourgeois gentilhomme]
[Chapitre CCXII — La ruche, les abeilles et le miel]
[Chapitre CCXIII — Encore un souper à la Bastille]
[Chapitre CCXIV — Le général de l’ordre]
[Chapitre CCXV — Le tentateur]
[Chapitre CCXVI — Couronne et tiare]
[Chapitre CCXVII — Le château de Vaux-le-Vicomte]
[Chapitre CCXVIII — Le vin de Melun]
[Chapitre CCXIX — Nectar et ambroisie]
[Chapitre CCXX — À Gascon, Gascon et demi]
[Chapitre CCXXI — Colbert]
[Chapitre CCXXII — Jalousie]
[Chapitre CCXXIII — Lèse-majesté]
[Chapitre CCXXIV — Une nuit à la Bastille]
[Chapitre CCXXV — L’ombre de M. Fouquet]
[Chapitre CCXXVI — Le matin]
[Chapitre CCXXVII — L’ami du roi]
[Chapitre CCXXVIII — Comment la consigne était respectée à la Bastille]
[Chapitre CCXXIX — La reconnaissance du roi]
[Chapitre CCXXX — Le faux roi]
[Chapitre CCXXXI — Où Porthos croit courir après un duché]
[Chapitre CCXXXII — Les derniers adieux]
[Chapitre CCXXXIII — M. de Beaufort]
[Chapitre CCXXXIV — Préparatifs de départ]
[Chapitre CCXXXV — L’inventaire de Planchet]
[Chapitre CCXXXVI — L’inventaire de M. de Beaufort]
[Chapitre CCXXXVII — Le plat d’argent]
[Chapitre CCXXXVIII — Captif et geôliers]
[Chapitre CCXXXIX — Les promesses]
[Chapitre CCXL — Entre femmes]
[Chapitre CCXLI — La cène]
[Chapitre CCXLII — Dans le carrosse de M. Colbert]
[Chapitre CCXLIII — Les deux gabares]
[Chapitre CCXLIV — Conseils d’ami]
[Chapitre CCXLV — Comment le roi Louis XIV joua son petit rôle]
[Chapitre CCXLVI — Le cheval blanc et le cheval noir]
[Chapitre CCXLVII — Où l’écureuil tombe, où la couleuvre vole]
[Chapitre CCXLVIII — Belle-Île-en-Mer]
[Chapitre CCXLIX — Les explications d’Aramis]
[Chapitre CCL — Suite des idées du roi et des idées de M. d’Artagnan]
[Chapitre CCLI — Les aïeux de Porthos]
[Chapitre CCLII — Le fils de Biscarrat]
[Chapitre CCLIII — La grotte de Locmaria]
[Chapitre CCLIV — La grotte]
[Chapitre CCLV — Un chant d’Homère]
[Chapitre CCLVI — La mort d’un titan]
[Chapitre CCLVII — L’épitaphe de Porthos]
[Chapitre CCLVIII — La ronde de M. de Gesvres]
[Chapitre CCLIX — Le roi Louis XIV]
[Chapitre CCLX — Les amis de M. Fouquet]
[Chapitre CCLXI — Le testament de Porthos]
[Chapitre CCLXII — La vieillesse d’Athos]
[Chapitre CCLXIII — Vision d’Athos]
[Chapitre CCLXIV — L’ange de la mort]
[Chapitre CCLXV — Bulletin]
[Chapitre CCLXVI — Le dernier chant du poème]
[Chapitre CCLXVII — Épilogue]
[Chapitre CCLXVIII — La mort de M. d’Artagnan]

Chapitre CXCVII — Roi et noblesse

Louis se remit aussitôt pour faire un bon visage à M. de La Fère. Il prévoyait bien que le comte n’arrivait point par hasard. Il sentait vaguement l’importance de cette visite; mais à un homme du ton d’Athos, à un esprit aussi distingué, la première vue ne devait rien offrir de désagréable ou de mal ordonné.

Quand le jeune roi fut assuré d’être calme en apparence, il donna ordre aux huissiers d’introduire le comte.

Quelques minutes après, Athos, en habit de cérémonie, revêtu des ordres que seul il avait le droit de porter à la Cour de France, Athos se présenta d’un air si grave et si solennel, que le roi put juger, du premier coup, s’il s’était ou non trompé dans ses pressentiments.

Louis fit un pas vers le comte et lui tendit avec un sourire une main sur laquelle Athos s’inclina plein de respect.

— Monsieur le comte de La Fère, dit le roi rapidement, vous êtes si rare chez moi, que c’est une très bonne fortune de vous y voir.