— Qu’est-ce que ces deux mots, et que signifient-ils? demanda le jeune homme. Je ne les connais même pas.
— On entend par miroir ou glace un meuble qui réfléchit les objets, qui permet, par exemple, que l’on voie les traits de son propre visage dans un verre préparé, comme vous voyez les miens à l’œil nu.
— Non, il n’y avait dans la maison ni glace ni miroir, répondit le jeune homme.
Aramis regarda autour de lui.
— Il n’y en a pas non plus ici, dit-il; les mêmes précautions ont été prises ici que là-bas.
— Dans quel but?
— Vous le saurez tout à l’heure. Maintenant, pardonnez-moi; vous m’avez dit que l’on vous avait appris les mathématiques, l’astronomie, l’escrime, le manège; vous ne m’avez point parlé d’histoire.
— Quelquefois, mon gouverneur m’a raconté les hauts faits du roi saint Louis, de François Ier et du roi Henri IV.
— Voilà tout?
— Voilà à peu près tout.