— Corbœuf! je crois bien que j’en suis.
— Eh bien! cela tombe à merveille, monsieur le baron, et vous aurez l’étrenne de notre invention.
— Mais comment diable s’y prend-on? dit Porthos ravi.
— Monsieur, dit Molière en s’inclinant, si vous voulez bien me suivre, vous le verrez.
Aramis regardait cette scène de tous ses yeux. Peut-être croyait-il reconnaître, à l’animation de d’Artagnan, que celui-ci partirait avec Porthos, pour ne pas perdre la fin d’une scène si bien commencée. Mais, si perspicace que fût Aramis, il se trompait. Porthos et Molière partirent seuls. D’Artagnan demeura avec Percerin. Pourquoi? Par curiosité, voilà tout; probablement, dans l’intention de jouir quelques instants de plus de la présence de son bon ami Aramis. Molière et Porthos disparus, d’Artagnan se rapprocha de l’évêque de Vannes; ce qui parut contrarier celui-ci tout particulièrement.
— Un habit aussi pour vous, n’est-ce pas, cher ami?
Aramis sourit.
— Non, dit-il.
— Vous allez à Vaux, cependant?
— J’y vais, mais sans habit neuf. Vous oubliez, cher d’Artagnan, qu’un pauvre évêque de Vannes n’est pas assez riche pour se faire faire des habits à toutes les fêtes.