— C’est lui, oui, monseigneur.
— C’est un soldat! Il n’est pas de trop, gardez-le, comte.
— Restez, Raoul, puisque Monseigneur le permet, dit Athos.
— Le voilà grand et beau, sur ma foi! continua le duc. Me le donnerez vous, monsieur, si je vous le demande?
— Comment l’entendez-vous, monseigneur, dit Athos.
— Oui, je viens ici pour vous faire mes adieux.
— Vos adieux, monseigneur?
— Oui, en vérité. N’avez-vous aucune idée de ce que je vais devenir?
— Mais ce que vous avez toujours été, monseigneur, un vaillant prince et un excellent gentilhomme.
— Je vais devenir un prince d’Afrique, un gentilhomme bédouin. Le roi m’envoie pour faire des conquêtes chez les Arabes.