— M. le duc de Beaufort!

Et Athos s’élança vers la porte de sa maison.

Déjà le duc était descendu de cheval et cherchait des yeux autour de lui.

— Me voici, monseigneur, fit Athos.

— Eh! bonsoir, cher comte, répliqua le prince avec cette franche cordialité qui lui gagnait tous les cœurs. Est-il trop tard pour un ami?

— Ah! mon prince, entrez, dit le comte.

Et, M. de Beaufort s’appuyant sur le bras d’Athos, ils entrèrent dans la maison, suivis de Raoul, qui marchait respectueusement et modestement parmi les officiers du prince, au nombre desquels il comptait plusieurs amis.

Chapitre CCXXXIII — M. de Beaufort

Le prince se retourna au moment où Raoul, pour le laisser seul avec Athos, fermait la porte et s’apprêtait à passer avec les officiers dans une salle voisine.

— C’est là ce jeune garçon que j’ai tant entendu vanter par M. le prince? demanda M. de Beaufort.