— Oui, monsieur, sur l’heure.

— Alors, messieurs, veuillez le faire prévenir que M. le comte de La Fère désire lui parler un moment.

Au nom du comte de La Fère, un des garçons, accoutumé sans doute à n’entendre prononcer ce nom qu’avec respect, se détacha pour aller prévenir Planchet.

Ce fut le moment où Raoul, libre enfin, après sa cruelle scène avec Montalais, arrivait chez l’épicier.

Planchet, sur le rapport de son garçon, quitta sa besogne et accourut.

— Ah! monsieur le comte, dit-il, que de joie! et quelle étoile vous amène?

— Mon cher Planchet, dit Athos en serrant les mains de son fils, dont il remarquait à la dérobée l’air attristé, nous venons savoir de vous... Mais dans quel embarras je vous trouve! vous êtes blanc comme un meunier, où vous êtes-vous fourré?

— Ah! diable! prenez garde, monsieur, et ne m’approchez pas que je ne me sois bien secoué.

— Pourquoi donc? farine ou poudre ne font que blanchir?

— Non pas, non pas! ce que vous voyez là, sur mes bras, c’est de l’arsenic.