— Non, répondit Athos, Raoul en mourra.
— Mordioux! fit d’Artagnan sombre.
Et il n’ajouta pas un mot à cette exclamation. Puis, un moment après:
— Pourquoi le laissez-vous partir?
— Parce qu’il le veut.
— Et pourquoi n’allez-vous pas avec lui?
— Parce que je ne veux pas le voir mourir.
D’Artagnan regarda son ami en face.
— Vous savez une chose, continua le comte en s’appuyant au bras du capitaine, vous savez que, dans ma vie, j’ai eu peur de bien peu de choses. Eh bien! j’ai une peur incessante, rongeuse, insurmontable; j’ai peur d’arriver au jour où je tiendrai le cadavre de cet enfant dans mes bras.
— Oh! répondit d’Artagnan, oh!