— Ah! fit-il en regardant le fauconnier d’un air surpris.
Le capitaine des levrettes souriait, sans doute pour se raccommoder avec le mousquetaire.
— Oh! riez, dit d’Artagnan; je ne sais plus rien des nouvelles, moi; j’arrive hier après un mois d’absence. J’ai laissé la Cour triste encore de la mort de la reine mère. Le roi ne voulait plus s’amuser depuis qu’il avait recueilli le dernier soupir d’Anne d’Autriche; mais tout finit en ce monde. Eh bien! il n’est plus triste, tant mieux!
— Et tout commence aussi, dit le capitaine des levrettes avec un gros rire.
— Ah! fit pour la seconde fois d’Artagnan qui brûlait de connaître, mais à qui la dignité défendait d’interroger au-dessous de lui; il y a quelque chose qui commence, à ce qu’il paraît?
Le capitaine fit un clignement d’œil significatif. Mais d’Artagnan ne voulait rien savoir de cet homme.
— Verra-t-on le roi de bonne heure? demanda-t-il au fauconnier.
— Mais, à sept heures, monsieur, je fais lancer les oiseaux.
— Qui vient avec le roi? Comment va Madame? Comment va la reine?
— Mieux, monsieur.