C’était un mouvement, un bruit, un mirage de lumière dont maintenant rien ne donnera plus une idée, si ce n’est la menteuse opulence et la fausse majesté des jeux de théâtre.
D’Artagnan, d’un œil un peu affaibli, distingua derrière le groupe trois carrosses; le premier était celui destiné à la reine. Il était vide.
D’Artagnan, qui ne vit pas Mlle de La Vallière à côté du roi, la chercha et la vit dans le second carrosse.
Elle était seule avec deux femmes qui semblaient s’ennuyer comme leur maîtresse.
À la gauche du roi, sur un cheval fougueux, maintenu par la main habile, brillait une femme de la plus éclatante beauté.
Le roi lui souriait, et elle souriait au roi.
Tout le monde riait aux éclats quand elle avait parlé.
«Je connais cette femme, pensa le mousquetaire; qui donc est-elle?»
Et il se pencha vers son ami le fauconnier, à qui il adressa cette question.
Celui-ci allait répondre, quand le roi, apercevant d’Artagnan: