—Eh bien, ces ferrets, continua madame Bonacieux, il faut les ravoir.

—Oui, sans doute, il le faut, s’écria la reine; mais, comment faire, comment y arriver?

—Il faut envoyer quelqu’un au duc.

—Mais qui?... qui?... A qui me fier?

—Ayez confiance en moi, madame; faites-moi cet honneur, ma reine, et je trouverai le messager, moi!

—Mais il faudra écrire!

—Oh! oui. C’est indispensable. Deux mots de la main de Votre Majesté et votre cachet particulier.

—Mais ces deux mots, c’est ma condamnation, c’est le divorce, l’exil!

—Oui, s’ils tombent entre des mains infâmes! Mais je réponds que ces deux mots arriveront à leur adresse.

—Oh! mon Dieu! il faut donc que je remette ma vie, mon honneur, ma réputation entre vos mains!