Les postillons brûlèrent le pavé.

Au point du jour, on aperçut la ville et l'on entendit une canonnade; en même temps, Jacques Mérey vit la côte Saint-Michel se couvrir de troupes.

C'étaient les Prussiens qui arrivaient et qui investissaient la ville.

Heureusement, la route par laquelle arrivait Jacques Mérey était encore libre.

Le tout était d'arriver avant les Prussiens.

—Cinq louis d'or si nous entrons dans Verdun! cria Jacques Mérey au postillon.

La voiture partit comme une trombe, passa sur le front de l'avant-garde prussienne à trois cents pas d'elle, et, au milieu d'une grêle de balles, se fit ouvrir la porte de la ville, qui se referma derrière elle.

—Où trouverai-je le colonel Beaurepaire? demanda Jacques Mérey.

Mais, au milieu de l'épouvante générale que produisait l'arrivée des Prussiens, au milieu des portes et fenêtres qui se fermaient, des habitants effarés qui regagnaient leurs maisons, il eut bien de la peine à obtenir une réponse positive.

Le colonel Beaurepaire était en conseil à l'hôtel de ville.