Il passa le bac, lui sixième.

Il était sur la terre de l'Empire, traître et émigré.

Avec lui étaient le général Valence, le duc de Chartres, Thouvenot, Schomberg et Montjoye.

Et cependant le lendemain, tant la patrie est chose sacrée, tant le nom de traître est lourd à porter, Dumouriez, déterminé à périr s'il le fallait pour se relever, Dumouriez annonça au général Mack qu'il allait retourner au camp français voir s'il avait encore quelque chose à attendre de l'armée.

Mais cette fois il voulut s'exposer seul.

Mack ne voulut pas le laisser partir sans lui donner une escorte de douze dragons autrichiens.

Ce fut sa perte. Ces manteaux blancs, tant détestés de nos soldats, criaient trahison contre lui.

Sans eux peut-être réussissait-il?

Le bruit s'était répandu dans l'armée que Dumouriez avait failli être victime d'un assassinat; on le croyait mort.

Les soldats furent tout joyeux de le revoir vivant. La ligne, s'attendrissant à sa vue, cria: «Vive Dumouriez!»