Une porte cachée dans la boiserie venait de s'ouvrir, et, derrière une glace tournante, apparaissait Arsène, véritable divinité du temple dans lequel elle daignait se faire visible à son adorateur.
C'était le costume d'Aspasie dans tout son luxe antique, avec ses perles dans les cheveux, son manteau de pourpre brodé d'or, sa longue robe blanche maintenue à la taille par une simple ceinture de perles, des bagues aux pieds et aux mains, et, au milieu de tout cela, cet étrange ornement qui semblait inséparable de sa personne, ce collier de velours, large de quatre lignes à peine, et retenu par la lugubre agrafe de diamants.
—Ah! c'est vous, citoyen, qui vous chargez de me faire mon portrait? dit Arsène.
—Oui, balbutia Hoffmann; oui, madame, et le docteur a bien voulu se charger de répondre de moi.
Hoffmann chercha autour de lui comme pour demander un appui au docteur, mais le docteur avait disparu.
—Eh bien! s'écria Hoffmann tout troublé; eh bien!
—Que cherchez-vous, que demandez-vous, citoyen?
—Mais, madame, je cherche, je demande... je demande le docteur, la personne enfin qui m'a introduit ici.
—Qu'avez-vous besoin de votre interlocuteur, dit Arsène, puisque vous voilà introduit?
—Mais, cependant, le docteur, le docteur? fit Hoffmann.