—Que dis-tu, que fais-tu mon fils? s'écria le vieillard.

—Mon devoir de fils, dit en souriant André. Il a bien entendu la voix d'Abraham priant pour Isaac: peut-être entendra-t-il la voix d'Isaac priant pour Abraham.

Simon porta d'une main tremblante son verre à sa bouche et le vida à trois reprises.

André porta le sien d'une main ferme à ses lèvres et le vida d'un trait.

Fritz essaya plusieurs fois de boire le sien: il n'y put parvenir: il étranglait.

André remplit du reste de la demi-bouteille les deux verres que Simon et lui venaient de vider, et, les présentant aux deux soldats:

—Et vous aussi, dit-il, buvez, comme je viens de le faire, à la santé de la personne qui vous est la plus chère.

Les deux soldats burent en prononçant chacun un nom.

—Allons, André, dit le vieillard, à la besogne, mon ami!

Puis, à Fritz: