L'armée sanfédiste était séparée en trois divisions.
L'une descendait par Capodichino pour attaquer la porte Capuana.
L'autre contournait la base du Vésuve par le versant nord.
La troisième faisait même route par le versant méridional.
Pendant ce temps, Tchudy, Sciarpa et Panedigrano attaquaient ou devaient attaquer Schipani de face.
Le 15 juin, vers huit heures du matin, on vit, du haut du fort Saint-Elme, apparaître et s'avancer l'armée sanfédiste soulevant autour d'elle un nuage de poussière.
Immédiatement, les trois coups de canon d'alarme furent tirés du Château-Neuf, et les rues de Naples devinrent, en un instant, solitaires comme celles de Thèbes, muettes comme celle de Pompéi.
Le moment suprême était arrivé, moment solennel et terrible quand il s'agit de l'existence d'un homme, bien autrement solennel et bien autrement terrible quand il s'agit de la vie ou de la mort d'une ville.
FIN DU TOME TROISIÈME