Alors, le lieutenant Durante ordonna à ses hommes de presser le pas, et il se trouva bientôt en présence des républicains, qui, évitant les chemins où pouvait les attaquer la cavalerie, suivaient les sentiers les plus âpres de la montagne, pour tomber à un moment donné sur le derrière des sanfédistes.
Ceux-ci prirent à l'instant même position au sommet d'une colline, et fra Pacifico mit son artillerie en batterie.
En même temps, le capitaine commandant la cavalerie calabraise, jeta en tirailleurs contre les patriotes une centaine de montagnards, lesquels devaient attaquer de front les Altamurais, tandis qu'avec sa cavalerie il leur couperait la retraite de la ville.
La petite troupe, qui avait des chances de succès tant que son projet était ignoré, n'en avait plus du moment qu'il était découvert. Elle se mit donc en retraite et rentra dans la ville.
L'armée sanfédiste se trouva dès lors maîtresse de continuer son chemin.
Vers les neuf heures du soir, de Cesare était de retour avec sa cavalerie.
En même temps, de son côté, le cardinal rejoignait l'armée.
Une conférence fut tenue entre Son Éminence et les principaux chefs, à la suite de laquelle il fut convenu que l'on attaquerait sans retard Altamura.
On prit, en conséquence, et séance tenante, toutes les dispositions pour se remettre en marche et l'on arrêta que de Cesare partirait avant le jour.
Le mouvement fut exécuté, et, à neuf heures du matin, de Cesare se trouvait à portée du canon d'Altamura.