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LE COMMENCEMENT DE LA FIN

Tandis que ces graves événements s'accomplissaient dans la Terre de Bari, Naples était témoin d'événements non moins graves.

Comme avait dit Ferdinand dans le post-scriptum d'une de ses lettres, l'empereur d'Autriche s'était enfin décidé à se remuer.

Ce mouvement avait été fatal à l'armée française.

L'empereur avait attendu les Russes, et il avait bien fait.

Souvorov, encore tout chaud de ses victoires contre les Turcs, avait traversé l'Allemagne, et, débouchant par les montagnes du Tyrol, était entré à Vérone, avait pris le commandement des armées unies sous le nom d'armée austro-russe, et s'était emparé de Brescia.

Nos armées, en outre, avaient été battues à Rokack en Allemagne et à Magnano, en Italie.

Macdonald, comme nous l'avons dit, avait succédé à Championnet.

Mais celui qui succède ne remplace pas toujours. Avec de grandes vertus militaires, Macdonald manquait de ces formes douces et amicales qui avaient fait la popularité de Championnet à Naples.

On vint, un jour, lui annoncer qu'il y avait une révolte parmi les lazzaroni du Marché-Vieux.