--C'est bien, dit la même voix impérative: ne détachez que ceux qui voudront assister à l'office divin.
--Détachez-moi, dit Salvato.
Éléonor Pimentel et Michele firent la même demande.
On les détacha tous trois.
Ils passèrent dans la chambre à côté. Le prêtre était à l'autel: des soldats gardaient la porte, et l'on voyait briller dans le corridor les baïonnettes indiquant que le détachement était nombreux et que, par conséquent, les précautions étaient prises.
Salvato ne s'était fait détacher que pour ne pas laisser échapper une occasion de se mettre en communication avec son père ou les agents de son père qui auraient entrepris de le sauver.
Éléonor avait demandé à entendre la messe parce que, femme et poëte, son esprit la portait à participer au mystère divin.
Michele, parce que, Napolitain et Lazzarone, il était convaincu que, sans messe, il n'y avait pas de bonne mort.
Salvato se tint debout, près de la porte de communication des deux chambres; mais il eut beau interroger des yeux les assistants et plonger son regard dans le corridor, il ne vit rien qui pût lui faire soupçonner que l'on s'occupât de son salut.
Éléonor prit une chaise et s'inclina, appuyée sur le dossier.