»Art. V.--La garnison sera embarquée sur l'escadre anglaise, jusqu'à ce que les bâtiments qui doivent la transporter en France soient prêts.
»Art. VI.--Quand les grenadiers anglais prendront possession de la porte, tous les sujets de Sa Majesté Sicilienne seront consignés aux alliés.
»Art. VII.--Une garde de soldats français sera mise autour du drapeau français pour empêcher qu'il ne soit détruit. Cette garde restera jusqu'à ce qu'un officier anglais et une garde anglaise viennent la relever; seulement alors, le pavillon de Sa Majesté pourra flotter sur le fort.
»Art. VIII.--Toutes les propriétés particulières seront conservées à chaque propriétaire; toute propriété de l'État sera consignée avec le fort, et également les effets provenant du pillage.
»Art. IX.--Les malades hors d'état d'être transportés resteront à Naples avec des chirurgiens français: ils y seront maintenus aux frais du gouvernement français et seront renvoyés en France aussitôt après leur guérison.»
Cette capitulation, rédigée et datée de la veille, était déjà signée MEJEAN, et n'attendait que l'approbation du roi pour recevoir les signatures du duc della Salandra, du capitaine Troubridge et du capitaine Baillie.
Le roi donna son autorisation, et elle fut signée le même jour.
La signature du cardinal Ruffo manque à cette capitulation; ce qui prouve qu'il s'était complètement séparé des alliés.
La capitulation, quoiqu'elle portât la date du 11, n'avait été signée que le 12, comme nous avons dit. Ce fut donc le 13 seulement que les alliés se présentèrent à la porte du château Saint-Elme, pour prendre possession de la forteresse.
Une heure auparavant, Mejean fit prier Salvato de venir le trouver dans son cabinet.