—Dieu te récompense de ta bonne nouvelle!—Et je me mis à ramer vers celui qu'il m'avait indiqué, que le capitaine en avait peine à me suivre. Au bout de dix minutes, nous étions tous réunis, et nous nagions en ligne comme une compagnie de marsouins. Je m'approchai de mon frère.—Eh bien! Baptiste, que je lui dis, nous allons avoir du tirage.

—Oh! répondit-il, ça ne serait rien si je n'avais pas ma veste; mais elle me gêne sous les bras.

—Eh bien! approche-toi de moi et ne me perds pas de vue; quand tu te sentiras faiblir, tu t'appuieras sur mon épaule. Tu sais bien que je ne suis pas gros, mais que je suis solide.

—Oui, frère.

—Eh bien! pilote, c'est donc vous?

—Moi-même, mon garçon.

—Tiens, tiens, tiens, vous n'êtes pas si bête, vous, vous êtes tout nu.

—Oui, j'ai eu le temps de me déshabiller; mais si j'ai un conseil à te donner, c'est de ne pas user ton haleine à bavarder, tu en auras besoin avant une heure.

—Un dernier mot: ne perdez pas de vue le capitaine.

—Sois tranquille.